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Ao Ashi Playmaker tome 1&2 [CritiqueManga]

  • Photo du rédacteur: Anto MangaPE2L
    Anto MangaPE2L
  • 27 mai 2021
  • 4 min de lecture

Bonjour à tous, je commence ma première critique sur ce blog, et quelle critique ! Je n'avais pas encore de titre en tête pour écrire ce premier article, puis vient le lancement de Mangetsu, cette nouvelle maison d'édition, qui a choisit Ao Ashi, ce manga de football, comme œuvre principale pour sa catégorie shonen.

Dans cette critique, évidemment sans spoiler, je vais vous préciser pourquoi Ao Ashi est déjà en seulement deux tomes, complétement entré dans mon cœur.

Mon propos va se dérouler en trois temps : un léger résumé, un avis sur la construction de l'oeuvre et enfin, un focus sur ce qui fait pour moi le gros plus de Ao Ashi.


C'est parti pour la critique de Ao Ashi !



Nouveaux mangas, vieux maillots


Ao Ashi, de quoi cela parle ?


Un garçon nommé Ashito Aoi est passionné de football. Sa famille comprend sa passion, mais vie dans une situation précaire et compliquée... Ashito veut absolument devenir joueur professionnel mais ce chemin est loin d'être simple. Il va devoir faire ses preuves, grandir, s'améliorer, progresser pour atteindre son but. Le tout, en évitant tous les pièges qui peuvent exister sur cette ascension. Mais souvent, chaque belle histoire à un point de départ, et dans les mangas de sport, elles sont souvent liées à un sensei énigmatique qui vous observe au loin sur la plage...


Un véritable succès au Japon !


Mélanger pleins de bon vins, pour faire un bon vin ?

Si vous avez en tête l'image des terrains interminables de Captain Tsubasa, oubliez tout de suite cela. Ao Ashi c'est complétement autre chose, un même thème, mais une utilisation vraiment différente. En terme de code, de construction ou de récit narratif, Yugo Kobayashi emprunte aux plus grands. On retrouve une construction du scénario mature, profonde avec de vrai enjeux pour nos personnages. Un style à la Morikawa et Ippo pour le récit. dans un autre temps, les personnages sont vraiments attachants, avec des caractères fort, pleins d'ambitions. Ca me rappelle vaguement quelques personnages de la balle orange (coucou Sakuragi & co). De plus, les scènes d'actions, donc de sport, sont vraiment démente ! On est dans l'action, on est sur le terrain, l'intensité est forte, les actions s'enchainent à la vitesse de Sena dans Eyeshield 21.


Ao Ashi n'invente rien, c'est un shonen de sport dans l'action, mais qui dans les enjeux, devient tout autre, plus profond. Ce pont me permet de le classer à cette frontière shonen-seinen qui peut exister sur certaines œuvres, pour mon plus grand plaisir. Par contre, tout ce que Yugo Kobayashi nous racontes dans ces deux premiers tomes, est maitrisé de A à Z. Reprendre les codes n'est pas un mal, au contraire, surtout quand une touche personnelle est apportée dans le récit. A mon sens, la touche du mangaka ici, est réellement portée sur le réalisme.


Coach Yugo Kobayashi, mais qui êtes-vous ?


Je ne vais pas mentir, je ne connaissais pas du tout ce mangaka avant les annonces de Mangetsu. Quelle découverte, sa maitrise du dessin et du scenario sur ces deux tomes est très bonne. On en redemande directement !

Mais si quand j'ai lu Ao Ashi, j'ai eu sans cesse envie d'en savoir plus sur cet auteur, c'est car je suis un grand fan de football. A titre personnel, je suis passé par les même étapes que Ashito dans ce tome. Les même épreuves, les mêmes boules au ventre, les mêmes confrontations, les mêmes composition d'équipes...

Bref, vous l'aurez compris, tous ceux qui ont un jour espérer progresser au maximum dans le football ont du se reconnaitre dans ces deux tomes.

Ao Ashi a un véritbale point fort, le réalisme. Il sait parler aux passionnés, tout en adoptant un ton léger, qui amène le football de manière abordable à tous les lecteurs.



Les cheveux, signe de beau jeu.

L'œuvre cite des grands joueurs connues, des clubs de nos compétitions etc. Cela nous enferme encore plus dans notre lecture et a vraiment renforcé ma lecture !

Qui connait Carlos Valderrama ? Sans rire, même durant mes 20 années de football je n'ai pas eu beaucoup de coéquipier qui avait connaissance du numéro 10 de légende Colombien. Je dirais même plus, choisir cette coiffure, choisir ce joueur comme exemple quand les autres personnages décrivent Ashito... Cela est grandiose pour tout fan de foot. Valderrama, c'est le numéro 10 à l'ancienne, c'est le Socrates de Colombie, l'inspiration de Riquelme ou Pastore. Un modèle d'élégance et de légèreté au service du beau jeu.

Dès que j'ai vu ce joueur cité, j'ai compris ce que je lisais. J'ai affaire à un auteur qui sait ce qu'il raconte. Ce sentiment va se renforcer encore plus quand les points de tactiques seront abordés. Bien que simplifiés, ces derniers sont très réalistes. Tiki taka, jeu à la Nantaise... Que des références sentimentales pour nous amoureux du football ! J'attend avec impatience de voir un coach assis sur une glacière dans les prochains tomes (moi fou ? non).


Pour conclure, ces deux premiers tomes de Ao Ashi c'était fort. Vous avez compris, j'ai adoré. J'ai eu ce sentiment super étrange, de tout connaitre de l'histoire, comme si (sans aucune prétention, car je pense que c'est le cas de beaucoup de personne) j'avais déjà vécu cette histoire dans mes expériences personnelles sportives. A mon sens, ce sentiment est renforcé par le choix du réalisme et du dramatique instauré par Kobayashi. Et quel kiff.


Pour finir, je souhaite de tout mon cœur, une longue vie à Mangetsu et une grande réussite à Ashito !


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