
Un assassin à New York - [CritiqueManga #6]
- Anto MangaPE2L

- 18 oct. 2021
- 2 min de lecture
New York, ville tourmentée après la guerre du Golf et plongée dans une atmosphère sombre, guidée par les différentes mafia italienne mais surtout par un mystérieux japonais. C'est dans cette atmosphère que l'on va suivre Benkei personnage principal de l'oeuvre. Jinpachi Mori, nous comptes un récit parfaitement retranscrit par les traits de Jiro Taniguchi. Un subtil duo qui fait de ce one-shot une petite merveille.

1. Construction thématique
Le récit ne nous propose pas seulement une seule et même histoire. Il s'agit en réalité d'un recueil de plusieurs histoires plus ou moins courtes, racontant le quotidien de Benkei, spécialiste de la vengeance et assassin si les situations les plus sombre le demande. De la guère du Golf en passant par les conflits mafieux et jusqu'aux histoires sentimentales, plusieurs thèmes vont être proposés et approfondie tout au cours du volume. Le scénario est vraiment bien construit on retrouve plusieurs codes du polar. Notamment dans la résolution des enquêtes est la révélation des coupables. Les morales de fin sont très souvent présentes et certaines nous laisses une petite boule au ventre. Jinpachi Mori dans sa manière de raconter l'enquête prends plaisir à mettre en avant le côté tragique de ces histoires. Jiro taniguchi quant à lui réalise ce qu'il a l'habitude de faire et on ressent que sur ce titre, il revient à ses premiers amours.
2. L'anti-hero
Si vous êtes friand de seinen possédant un anti-héros alors ce recueil est fait pour vous. On ressent dans le personnage de Benkei une immense souffrance qui n'est cependant que très rarement présentée de manière explicite. C'est souvent le dessin qui met en avant ce trait de caractère. Le mangaka en parle par ailleurs dans sa postface, qui est très agréable à lire pour en apprendre plus sur la construction de ce récit. C'est un titre que j'ai vraiment adoré lire. Ce genre d'histoire me fascine et la mise en place d'un anti-héros dans un univers plutôt sombre de New York me plais énormément. Grand fan de mettre Taniguchi, j'ai l'impression de le retrouver sur ce titre comme sur Les enquêtes du limier par exemple avec un fond noir plus sombre mais parfois tout aussi nostalgique ou tragique que certains récit qu'il a réalisé par le passé. Cela nous révèle une facette encore peu connu en France du maître, et éloigné de Quartier lointain ou du Journal de mon père très populaire chez nous.
C'est aussi la première fois pour moi que je découvre l'univers de Pika graphic. J'ai été séduit par cette édition grand format avec des noir qui ressorte très bien en page. Cela me donne envie de me laisser tenter par d'autres séries de l'édition mais attention, comme nous l'apprend la première nouvelles de cette œuvre il faut se méfier des goûts qui marque notre palais. Merci à tous pour votre lecture et à très vite pour de nouvelles critiques.









