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JK Haru Sex worker in another world T.1&2 - [Critique Manga #2]

  • Photo du rédacteur: Anto MangaPE2L
    Anto MangaPE2L
  • 5 juil. 2021
  • 3 min de lecture

Œuvre réservée à un public averti 16+

Bonjour à tous, merci de lire ma deuxième critique ici.

On se retrouve sur un style de manga qui n'en finit plus de grandir en France : l'isekai. L'éditeur de JK Haru, Meian, a déjà un petit paquet de ce genre de manga à son catalogue. Mais ici, on va très vite comprendre que l'enjeu du récit ne va pas être une simple conquête du nouveau monde post mortem de nos personnages.

Dans un premier temps, je vais vous présenter l'histoire de ce titre particulier, pour dans un second temps m'attarder sur son point fort : la critique de notre société.

Enfin, on terminera avec un zoom sur l'édition et la qualité des dessins.


1. Sex worker in another world : du eicchi facile ?


À première vu, j'ai toute de suite pensé que ce titre était un isekai eicchi plutôt facile... Pour résumer, on retrouve deux personnages : Haru et Chiba, tous les deux anciens camarades dans leurs premières vies.

Le monde dans lequel ils seront transporté est un classique du genre. Des soldats avec des catégories différentes et de l'xp à faire en fonction de leurs missions, leurs permettent d'évoluer dans la société.

Seulement, c'est un monde régi par le sexe masculin. Haru, notre héroïne se verra engagé comme prostitué dans le bar des plaisirs du royaume.

En s'arrêtant ici, on peut aisément imaginer que le scénario est écrit simplement pour nous faire vivre des scènes à la Nozokiana (si vous avez pas la référence, un petit tour sur Google image vous aidera).

Mais rapidement on se rend compte que le sujet va devenir bien plus profond. Alors, ne soyons pas dupe non plus. La sexualité est omniprésente dans l'œuvre et il faut en être conscient ! Mais oubliez le fan service, seules quelques planches sont réellement dénuées de sens et encore, elle cherchent davantage à amener un côté comique à la chose.


Pour revenir sur le speech, Haru va alors devoir évoluer dans ce monde où les femmes n'ont quasiment pas leurs places. Comment faire pour changer les choses ? Évoluer ? Se faire respecter ?

C'est toutes les questions de cette œuvre, et de la critique sociétale qu'elle propose.




2. Une critique forte et sans tabous

Pas besoin d'être capable de lire entre les lignes pour tout de suite comprendre que le parallèle existe entre le monde de nos héros et notre société actuelle.

Ko Hiratori, l'auteur, nous le fait clairement sentir : les scènes de sexes ne vous feront pas toutes plaisirs. Il décrit une réalité que notre monde a connu, et continu de connaître dans certains cas.

Certains dialogues sont très lourd de sens, avec des vrais questions de sexisme. Sans vouloir faire de cette œuvre, une ode au féminisme, je trouve néanmoins qu'elle se positionne clairement comme engagée.

Cependant, l'auteur est très doué car il arrive à jongler entre scènes trash servant de prise de conscience et légèreté absolue dans certaines planches. Un très bon mélange qui permet une lecture vraiment agréable.



Pourquoi Haru arrive dans ce nouveau monde avec une place bien différente de son ami Chiba ? Pourquoi le seul homme cassant le modèle de la domination masculine est le seule à être représenté physiquement plus gros et plus timide que les autres ? Toutes ces questions font à mon sens de JK Haru une lecture bien plus profonde qu'un simple isekai eicchi.


3. Édition et dessins

Comme vous avez pu le constater sur les quelques planches plus haut, le dessin est somptueux. Personnellement j'accroche beaucoup. Il est dans le style actuel et convient à l'œuvre.

Au niveau des scènes sexuelles, la proportion entre le censuré et l'explicite est bien gardée à mon sens. On comprend qu'on est sur un eicchi très explicite sans être pour autant dans un Nozokiana ou World's End Harem.

L'édition est quand à elle très bonne. Comme d'habitude Meian propose un format avec un papier épais style Grand Blue ou Kingdom.

Les couvertures sont magnifiques. Je n'ai malheureusement pas d'autres tomes de leur collection Daitan, mais ils me semblent que toutes les tranches de cette collection sont harmonisées.



Pour conclure, j'ai adoré JK Haru et pourtant, je m'attendais pas du tout à lire une œuvre de ce style. Moi qui pensait lire du Highschool Of the dead, j'ai vite compris pour mon plus grand plaisir le sérieux du sujet.

Difficile de dire de quoi sera fait la suite, hâte de voir si cette équilibre entre la critique et le personnage de Haru sera aussi bon dans les tomes à venir.


Merci à vous pour votre lecture, et n'hésitez pas à me donner votre avis sur Twitter.


JK Haru, deux tomes parus aux éditions Meian. Extrait disponible ici : https://www.meian.fr/preview-meian/#/lecteur/3059

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